(Libre Opinion) Développement en Afrique: Comment y parvenir ?

Publicité

Ad Widget

Olivia KOUDOU, juriste (Côte d’Ivoire)

« Le développement en Afrique peut être apprécié sous trois conditions majeures. En premier, la question de l’éducation pour tous. Privilégier l’alphabétisation. Cela passe par la scolarisation des filles et l’accès aux livres pour les plus jeunes. Deuxièmement, la question de la bonne gouvernance. Les politiques doivent favoriser le climat de sécurité civile mais aussi la stabilité juridique, administrative, démocratique et fiscale de leur État. Enfin, l’éveil de la conscience africaine. Faire comprendre et accepter aux Africains, que le développement ne saurait venir d’ailleurs. Les Africains doivent se laisser piloter par une volonté nationale forte et éclairée. »  

Théophile TOUALI, écrivain (France)

« Il en faudrait bien plus pour éveiller les consciences sur le mal profond du sous-développement que traîne l’Afrique, comme un boulet. Aujourd’hui, l’actualité est telle que les États-Unis et la Chine, respectivement les deux plus grandes puissances du monde, se livrent à une guerre commerciale. Et cela s’explique purement et simplement par le fait qu’il ne peut y avoir de développement sans croissance économique. C’est une guerre, parce que le développement s’acquiert, il ne se donne pas. L’Afrique a besoin de changer de mentalité et cela commence par celle de ses gouvernants. En un mot, pour parvenir véritablement au développement de l’Afrique, il faudrait à sa tête, des hommes dignes de confiance, intègres, qui l’aiment, la rêvent et la fassent grandir par des projets d’ampleur et d’envergure pour le bien commun. »

Amir Tiémoko BAMBA, administrateur de société, consultant

en développement, expert en communication et média (Côte d’Ivoire)

« La notion de développement en Afrique aujourd’hui, ne peut être évaluée, qu’à partir de seules données quantitatives de la croissance comme c’est le cas dans nombre de pays. Mais bien plus, au-delà, elle doit prendre en compte (selon les nouvelles indications de la Banque Mondiale) d’autres facteurs ou indices de bien-être tels que, le niveau d’éducation des populations, la qualité de la main-d’œuvre, la réduction du niveau d’endettement, la lutte contre la corruption, le niveau du système de production nationale entre autres. La politique de best practices devra être de mise, la lutte contre les inégalités, la politique de décentralisation y sera pour beaucoup dans le maintien de la stabilité, facteur sine qua non pour un développement harmonieux et durable. »

Coulibaly Kisselminan, journaliste (Côte d’Ivoire)

« L’observance des règles que nous nous sommes librement fixées, est une condition non négociable au développement du continent africain. Ce principe est valable en politique comme dans toute autre matière. Les intellectuels et autres dirigeants africains devraient montrer l’exemple à travers un respect scrupuleux des règles. Cela n’a souvent pas été le cas, donnant lieu çà et là, à des crises profondes. Autre point fondamental, c’est l’appropriation des valeurs de patriotisme et de civisme. Il est certes arrivé que la première notion soit galvaudée mais, entendue comme l’amour de la patrie, elle ouvrirait, à coup sûr, la voie à un développement harmonieux. Combien sont-ils nos dirigeants à passer les vacances dans nos villes et villages ? Il y a une indiscutable préférence pour l’Occident au grand dam du tourisme intérieur. Le développement du continent africain est chose possible pour peu que chacun s’y investisse. »

Esprit Magazine

Publicité

Ad Widget

Recommandé pour vous

A propos de l'auteur: admin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
22 + 13 =