Covid19 Afrique: tirer les conséquences d’une crise mondiale pour aboutir à une souveraineté sanitaire

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Sortir fort ou affaiblis de la coronavirus. Tirer les conséquences d’une crise mondiale pour aboutir enfin à une souveraineté sanitaire ou garder les mêmes habitudes. Les États africains auront le choix…

«

Je crains qu’on aura en Afrique des millions et des millions de personnes infectées et même si la population est plus jeune que dans le Nord, que dans les pays les plus développés, il y aura nécessairement des millions de morts», a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres le 28 mars 2020, sur des médias internationaux.

Des propos qui ont ému la communauté africaine. «  Cette déclaration devrait plutôt nous galvaniser à ne pas relâcher dans notre sensibilisation contre la Covid », a réagi le président de la Croix Rouge de Côte d’Ivoire, Leonce Bruno Da.

Nécessité d’une coopération sanitaire en Afrique

La crise sanitaire d’aujourd’hui constitue une interpellation pour les pays africains. Une sonnette d’alarme sur la nécessité d’une collaboration panafricaine. 60 ans après les indépendances, la souveraineté sanitaire des États du continent devrait être une réalité. Des laboratoires de recherche à la pointe de la technologie, financés par les gouvernements pourraient constituer un grand pas vers cette indépendance. La maîtrise de la production des vaccins et de médicaments appropriés au contexte africain devrait être un défi à relever. Un cadre de réflexion et d’échange constitué de chercheurs, de médecins ainsi que des autorités sanitaires ferait avancer la recherche médicale. Les résultats des études et analyses pourraient également aider les États africains à définir correctement les politiques de santé inhérentes à chaque pays face aux dangers qui menacent cette partie du globe terrestre. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Afrique subsaharienne, le taux de progression du nombre de décès dus au cancer sera considérablement plus élevé qu’en Europe ou aux États-Unis. Les études épidémiologiques prévoient en effet, 1,2 millions de nouveaux cas de cancer en Afrique d’ici à 2030 et plus de 970.000 morts si des mesures adéquates de prévention ne sont pas rapidement prises. L’Afrique devrait faire mentir ces prévisions si elle se donne les moyens et refuse cette ‘’fatalité’’.

De l’association de la médecine traditionnelle

De plus en plus, les populations africaines accordent du crédit à la médecine traditionnelle discréditée pendant la période coloniale pour manque de fondement scientifique.

Un encadrement franc de cette médecine par les pouvoirs publics africains. De nombreuses pathologies dites incurables par la médecine moderne sont traitées et guéries par ces guérisseurs associant généralement divers mixtures de plantes et sans produits chimiques. Des politiques nationales soutenues d’un cadre juridique de ses soins pour la pratique officielle de cette médecine d’une part et l’expérimentation des résultats trouvés et la vente dans les pharmacies de leurs produits d’autre part, devraient être davantage une réalité dans les États africains.

Une volonté politique clairement affichée des autorités africaines renforcerait la qualité des différents systèmes sanitaires du continent. La Covid-19 aura certainement eu pour avantage, une prise de conscience par tous de l’impérieuse nécessité du développement de nos instituts sanitaires mais surtout, de notre souveraineté dans ce domaine.

Esprit Magazine

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